mardi 13 septembre 2011

Voyager sous la pluie...

Salut,
Je t'écris du Mont Tremblant qui, comme son nom l'indique, a décidé de trembler aujourd'hui.
Comme cadeau d'arrivée, il nous offre la pluie et l'orage.
Et bien je m'en serai passée volontiers.
Je suis dans la bibliothèque du village.
Mon morale reste fixe mais la fatigue est bien présente.
La nuit a été difficile car nous avons, mon compagnon de voyage et moi...En effet j'ai oublié de te dire que je fais route avec une chouette nana qui se nomme Lena. Elle est allemande et parle bien français. Elle a aussi de long, très long cheveux blond souvent tressés. Je t'en reparlerai plus tard...Donc nous avons dormi sur un parking, au bord d'un magnifique lac, où se trouve quelques maisons écologiques. L'endroit était désert, pas un chat, rien alors nous nous sommes installées tout en sachant que le réveil pourrait être difficile.
Eh bien bilan de la nuit, levée à six du matin, suite au bonjour amical de la dame de l'accueil, qui nous signifie avec gentillesse que le camping-voiture est interdit et que comme cadeau de bienvenue nous n'aurons pas d'amende. Qu'ils sont sympa ces québécois!
Revenons à nos moutons, il pleut, il fait froid, il n'y a rien à faire à part visiter ce parc naturel qui semble magique mais pour le moment vraiment inaccessible; il n'y a pas un camping à moins de 35 dollars et nous ne savons pas où nous dormons ce soir car stationner la nuit pour dormir dans le van est interdit. Le camping sauvage semble également compliqué car toutes les entrées du parc sont payantes...
Je sais que tu ne vas pas me plaindre mais là, maintenant, je rêve de me retrouver au chaud dans un endroit familier, et si j'abuse un peu plus, je dirais même, sirotant "un vrai" café dans les bras de mon amoureux.

samedi 10 septembre 2011

Le grand jour est arrivé...

Vingt jours déjà que je suis là, à Montréal.
Que de chemins parcourus. Que de belles rencontres et surprises au détour des routes empruntées.
Je retiendrai l'exposition World Press Photo, le OUMF Festival et les Improbables, ma rencontre avec le Dalai Lama, les bouteilles de vin français à 18 dollars sans parler du prix du fromage, les longues démarches administratives et les réparations de mon van de dernières minutes à 400 dollars, la gentillesse des Montréalais, ma première rencontre avec un écureuil, cette belle soirée à la Mado et le show des drag queens, le Picnik électronik et danse avec la pluie, mes premières larmes pour mes premières galères, le festival des films du monde et son écran géant en plein air, la beauté du street art et ce doux sentiment de liberté dans cette ville cosmopolite où tout devient possible...
Je t'écris ces quelques mots rapidement dans la cuisine avant de prendre la route vers le nord du Québec.
Demain je pars direction le Mont Tremblant dans les Laurentides.
J'envisage de traverser quelques parcs naturels pour profiter des couleurs de l'Été Indien.
Ensuite je prends la route de l'Abitibi pour découvrir les mines d'or du Québec.
Là, les routes deviendront plus rares. Je prendrai l'unique chemin qui mène à la Baie James, la route qui croise les nombreuses réserves des premières nations. La nature sera reine. Surement que le contact avec toi sera plus difficile mais à mon retour je te raconterai mon périple, c'est promis.

mercredi 7 septembre 2011

Aujourd'hui j'ai vu le Dalaï Lama.


Jeune, joyeux comme un enfant, ses paroles raisonnent à l'intérieur de moi comme une évidence.  Il me rappelle l'essentiel par des mots simples et ponctués de sourires communicatifs. 
Le Dalaï Lama aborde «la citoyenneté mondiale par la responsabilité universelle». Nous sommes tous des citoyens du monde car peu importe où nous vivons, peu importe nos origines ou nos croyances, nous sommes tous liés. Nous sommes tous semblables car de nature humaine et animale, nous vivons par nos émotions et l'envie d'être avant tout heureux sur notre Terre et ailleurs... Nous avons des yeux, une bouche, un nez.... qui nous permettent d'échanger et de se comprendre même si notre langue est différente, même si notre vision du monde diffère parfois. Il ne faut pas attendre que les solutions tombent du ciel, des gouvernements  et des politiciens, nous sommes la solution, nous, ensemble, chaque jour, chaque petite action qui passe par un sourire échangé, un regard sensible sur le monde est un souffle d'amour. Chacun d'entre nous est une pièce du puzzle et chaque action menée de façon désintéressée, sans but matériel et sans égocentrisme, devient une graine que tu sèmes pour construire un monde de paix.

Encore du street art pour vos yeux...

mardi 6 septembre 2011

J'aime...

... Marcher dans les rues de Montréal et vagabonder de surprise en surprise.

Ce soir, je te fais partager ma nouvelle découverte.
La compagnie KTHA dans le cadre de OUMF, un nouveau festival à Montréal qui s’articule autour de 5 volets : les arts visuels, le cinéma, la littérature, la musique et le savoir.

La compagnie KTHA

Au coin de l'avenue du métro Berri Uqam, un container, une porte ouverte qui invite le passant à rentrer.
A l'intérieur, rien, il est vide. A part bien sûr les quelques curieux qui comme moi se sont prêtés au jeu de cette invitation.
Deux individus habillés de bleu se figent devant nous, le regard fixe, un sourire se devine sur leurs visages.
Le silence s'installe. Ça y est la performance peut commencer.
Une demi heure d'interrogations sur nous, sur lui, sur eux.
Être un Sujet ou sujet de qui?
Quel place as tu dans cette société? Consommation...Robotisation...Administration...Extermination...de qui? de quoi?
Qui me parle? Me parles tu vraiment? Parler pour dire quoi?
Quel est ton but?
Et le Monde dans tout ça?
Une demi heure de réflexion sur nous, sur lui, sur eux.
Une demi heure où des poupées sans visage tombent une à une devant toi pour te rappeler l'importance de la singularité.

Si tu aimes t'interroger, je t'invite à mon tour à aller voir cette petite vidéo au lien suivant et "oui" j'ai décidé de te parler vraiment...
http://ktha.org/est-ce-que-le-monde.php
http://oumf.ca/

lundi 5 septembre 2011

Les Nuits Montréalaises

Imagine, une île, certes artificielle car créée pour l'exposition universelle mais une île tout de même. Face à elle, le centre ville de Montréal qui te sourit et dresse ces quelques tours ressemblantes à toutes les grandes villes du continent nord américain. Subsistent à leurs côtés, de vieilles bâtisses en pierre issues de l'héritage colonial qui se marient étrangement bien avec ce décor de gratte-ciel.
Assise au bord du Saint Laurent, je déguste un vin chilien en compagnie d'un ami rencontré dans mon auberge de jeunesse. Comme fond musical , je découvre la musique House du mini festival Picnik Electronik. La bonne humeur a envahi les festivaliers et d'ailleurs comment ne pas se laisser prendre au jeu de cette douce folie, sur ce site intemporel, où sous une immense structure métallique qui me rappelle la faucille de Jupiter, chacun se plaît à bouger son corps au rythme des vibrations qui s'accélèrent au fur et à mesure que le soleil disparaît. Un nouvel arrivant étranger aurait pu croire à un rassemblement de zoulous, dansant d'une étrange façon pour appeler l'énergie de la Terre ou pour rendre un quelconque hommage au dieu de l'univers. Le ciel a d'ailleurs répondu à cet appel. Les nuages se sont multipliés à grande vitesse en passant par toutes les tentes du gris, pour au final, déverser sur nous sa plus belle pluie estivale. Les cris de joie ont redoublé et tels des enfants du peuple natif appelant l'énergie spirituelle, nous avons continué à danser mouillés jusqu'au os et pieds nus pour la plupart, sur des rythmes de plus en endiablés, le sourire au lèvres, sachant apprécier ce moment unique de partage.


http://piknicelectronik.com/

samedi 3 septembre 2011

Découverte Montréalaise : Colin Stetson, homme saxophone

Invitation musicale !

Usant d’une technique de respiration circulaire qui lui permet de tenir de longues minutes sans pauses, Stetson a mis au point un langage très proche de l’esthétique électronique par le truchement de stratagèmes pour le moins ingénieux. La percussion que génère les touches de l’instrument, la quête de textures uniques fondées sur les harmoniques de l’instrument, la capacité à générer une ligne mélodique simultanée à tous ces barrissements, le choix de deux douzaines de positions pour la prise de son...

 
http://colinstetson.com/