dimanche 13 avril 2014

Arc-en-ciel

Je te regarde à l’intérieur de ce petit flacon.
Le temps d’un moment je sens la chaleur
Qui en réchauffant ton cœur
A libérer l’odeur éthérique de ta puissance magique.
Curieuse, je te débouchonne.
Je ferme les yeux.
Quel secret vas-tu me révéler ?

Des pieds qui pétillent, de la chaleur qui circule et des sensations.
Une grande respiration et un mélange d’émotions vient traduire ce petit trésor.

Subtile énergie colorée offre nous ta résonance.  
J’écouterais dans le silence le message de ta guidance.
L’intuition que tu réveilles à l’odeur de ta présence.
Un plaisir pour mes sens.
Équilibre mon essence,
Ciel à la terre de mes racines.
Tu partages ta sagesse et nettoie mon abîme.

Une surprise à chaque inspiration.
Tantôt caresse, tantôt gourmandise
Parfois même tu me déranges.
Tu déplaces mon confort
Et me rééquilibres non sans effort.
Tu te glisses et puis tisses le lien,
Celui qui me ramène toujours un peu plus vers l’Être que je suis vraiment.

jeudi 10 avril 2014

Il est arrivé.

Elle me colle encore aux doigts à l’instant où je t’écris.
Mes cheveux n’en sont pas sortis indemnes.
C’est un peu ma faute me diras-tu, j’aurais dû les attacher.
Qu’importe, je ne regrette ton fondant ;
Et remercierai  le vent, qui en se baladant, a rendu ce moment comme une histoire que j’aime.

Prise par ce bel instant, je glissai un stylo entre mes doigts collés et tout en continuant à te dévorer, je notai, non pas sans peine, cet instant poème.

Toi le doux soleil que j’ai tant attendu, lorsque froid qui sème me faisait rentrer en peine.
En Sonnant le printemps, tu m'as donné envie de gouter,
Une première et dernière fois, avant mon départ,
Du début à la fin, à ce cadeau sucré.

...

Mais lorsque l’écœurement du trop-plein me prit en bouche,
J'avalai les dernières couches avec davantage de désir.
Car je ne sais quand je te reverrai, toi la tire d’érable, à ce croisement doré.

dimanche 9 février 2014

Lettre.

J’ai besoin de t’écrire mais je ne sais pas quoi te dire.
Je pourrai laisser page grise pour colorier mon humeur
Ou encore te dessiner un cœur pour que tu lises mon intérieur.
Mais aurais-tu envie de connaître mes secrets ?
Et après, continuerais-tu à visiter les vagues à l’âme de Lisa ?

A force de me complaire dans ce drôle d’atmosphère,
J’en oublie même à demander de tes nouvelles.
La distance n’est pas toujours facile pour garder une amitié.
C’est normal aussi je ne t’entends jamais.
Peut-être pourrais-tu me raconter une histoire ?

Mettre un visage sur le « tu » de mes écrits.
Quelle belle idée je viens d’avoir.
C’est décidé ;  ma demande est officielle, Google en est témoin. 
J’attends ton récit, petit conte ou péripétie.
Même une ou deux phrases feront l’affaire,
Pourvu qu’elles soient le reflet de ta correspondance.

dimanche 2 février 2014

Le journal de Lisa

Ce matin, le ciel a perdu ces joyeuses couleurs de la veille pour me laisser un fond de gris. La neige d’un blanc immaculé a versé ses larmes.
A la vue de mon balconnet, je sors le bout de mon nez pour prendre quelques photographies. Un tournoiement cristallin me saisit pour m’ôter brusquement tout instinct de vie. La beauté poudreuse peut parfois être convaincante, mais aujourd’hui ce n’est pas le cas. Le froid a endormi la ville. Même les oiseaux du sorbier se sont tus, ce qui n’est pas dans leurs habitudes.
Je grommelai quelques injures pour signifier ma torture de manquer cruellement de chaleur… humaine quand le silence me demanda un peu de respect devant ce blanc glacé. Je ne suis décidément pas convaincue quant à l’enchantement de l’hiver, lui répondis-je. Pris de panique devant ce désert sans vert, il ne me restait qu’à m’enfouir dans les couches de mon lit.
Après quelques jours d’apitoiement et la faim se faisant sentir, je me décidai à rompre l’isolement pour sortir me nourrir. Quelle ne fut pas ma surprise, en jetant un furtif regard vers la fenêtre, de découvrir l’appel du ciel. Il était revenu, ce bleu qui me fait frémir à hurler de plaisir. La lumière de retour, j’enfilai ma fourrure pour rejoindre pas à pas le souvenir cette étendue botanique qui craquerait bientôt sous mes pieds. 

joyeuses couleurs...

de la veille...

me laissant un fond de gris et ces larmes....







Rejoindre pas à pas le souvenir...

De cette étendue botanique...
 



lundi 20 janvier 2014

La défaillance de l’Homme.

Par tes mots,
Au dieu.
Te garde de tes péchés,
Maux disent ton ignorance.
Manque ta connaissance,
A la beauté de la naissance.
Son corps ne t’appartient pas,
Ni une chose, ni une couveuse,
Tu ne disposeras jamais d’elle.
La femme.
Ce pouvoir de donner vie,
Transmise non sans raison.
Pour que graine devienne fruit,
Désiré semble essentiel.
Récolter malgré elle,
Insensée est ta pensée.
La loi ne donne pas la vie.
L’amour, oui.


mercredi 15 janvier 2014

Le déliement

Glacée par l’erreur,
Ne sens-tu pas l’odeur.
Partage  malicieux,
Innocente trahison.
Sans passer par ta bouche
Je pourrais lire ton corps,
Le mensonge a des yeux
Il t’a mis sur la touche.
Qui crois-tu tromper
En tapant à la porte,
Le cœur a saigné
Par les fautes du passé.
Passer la tourmente d’un tournoi félon
Comment devrais-je te dire,
Qu’il est temps d’en finir.
Ah ces visions m’ont pourchassée
Désormais je vois clair
Pousser la tentation - obscures jeux de passion.
Glacée par la peur de devoir t’oublier,
Je fermerai Pandore, le temps d’un simple baiser.