dimanche 2 février 2014

Le journal de Lisa

Ce matin, le ciel a perdu ces joyeuses couleurs de la veille pour me laisser un fond de gris. La neige d’un blanc immaculé a versé ses larmes.
A la vue de mon balconnet, je sors le bout de mon nez pour prendre quelques photographies. Un tournoiement cristallin me saisit pour m’ôter brusquement tout instinct de vie. La beauté poudreuse peut parfois être convaincante, mais aujourd’hui ce n’est pas le cas. Le froid a endormi la ville. Même les oiseaux du sorbier se sont tus, ce qui n’est pas dans leurs habitudes.
Je grommelai quelques injures pour signifier ma torture de manquer cruellement de chaleur… humaine quand le silence me demanda un peu de respect devant ce blanc glacé. Je ne suis décidément pas convaincue quant à l’enchantement de l’hiver, lui répondis-je. Pris de panique devant ce désert sans vert, il ne me restait qu’à m’enfouir dans les couches de mon lit.
Après quelques jours d’apitoiement et la faim se faisant sentir, je me décidai à rompre l’isolement pour sortir me nourrir. Quelle ne fut pas ma surprise, en jetant un furtif regard vers la fenêtre, de découvrir l’appel du ciel. Il était revenu, ce bleu qui me fait frémir à hurler de plaisir. La lumière de retour, j’enfilai ma fourrure pour rejoindre pas à pas le souvenir cette étendue botanique qui craquerait bientôt sous mes pieds. 

joyeuses couleurs...

de la veille...

me laissant un fond de gris et ces larmes....







Rejoindre pas à pas le souvenir...

De cette étendue botanique...
 



lundi 20 janvier 2014

La défaillance de l’Homme.

Par tes mots,
Au dieu.
Te garde de tes péchés,
Maux disent ton ignorance.
Manque ta connaissance,
A la beauté de la naissance.
Son corps ne t’appartient pas,
Ni une chose, ni une couveuse,
Tu ne disposeras jamais d’elle.
La femme.
Ce pouvoir de donner vie,
Transmise non sans raison.
Pour que graine devienne fruit,
Désiré semble essentiel.
Récolter malgré elle,
Insensée est ta pensée.
La loi ne donne pas la vie.
L’amour, oui.


mercredi 15 janvier 2014

Le déliement

Glacée par l’erreur,
Ne sens-tu pas l’odeur.
Partage  malicieux,
Innocente trahison.
Sans passer par ta bouche
Je pourrais lire ton corps,
Le mensonge a des yeux
Il t’a mis sur la touche.
Qui crois-tu tromper
En tapant à la porte,
Le cœur a saigné
Par les fautes du passé.
Passer la tourmente d’un tournoi félon
Comment devrais-je te dire,
Qu’il est temps d’en finir.
Ah ces visions m’ont pourchassée
Désormais je vois clair
Pousser la tentation - obscures jeux de passion.
Glacée par la peur de devoir t’oublier,
Je fermerai Pandore, le temps d’un simple baiser.

jeudi 21 novembre 2013

Je ne sais pas toi

Je ne sais pas toi mais moi je vois,
Derrière tout ce monde,
Derrière toutes ces ombres,
Un vide profond.

Épuisante parade de cadavres démunis,
De cuisantes batailles ont fait taire le silence.
Croissante illusion et recherche de puissance,
Ont sculpté tes blessures et brûlé ton envergure.
Modelé, tu deviens cire de glace.
Tu oublies l'essentiel,
Oppression que tu mènes.
Dépression joliment cachée derrière vos sourires figés.

Et ceux qui restent,
Le moins dans le plus.
Minorité aspirée par le pouvoir du marché.
Ta différence devient une tendance,
Plagié par la télé,
Tes Expressions adulées.
Toutes les stars désormais ont calqué ton allure,
Des pantins du marché pour masquer les cassures.

Et ceux qui restent, après cette mascarade.
Ceux qui dérangent, qu'on ne peut pas faire taire.
Les indignés, les anarchistes, les précurseurs de demain.
Ceux qui font peur,
les combattants extrémistes,les religieux.
Et tous ceux qui s'attristent,
De voir,
Derrière tout ce monde,
Derrière toutes ces ombres,
Un vide profond.

Toi, qui ouvre ta gueule et qui agit un minimum.
Rempli ton âme de réelles implications.
Toi, ennemi de l’État,
Ne répond pas à la violence.
Ne t'abaisse pas à cette souffrance qu'ils ont enfoui dans la tête.
Tu dois faire face au silence,
De ton intérieur.
 
Je ne sais pas toi mais moi je me noie,
Derrière tout ce monde,
Derrière toutes ces ombres,
Ce vide profond.

mercredi 6 novembre 2013

Quand brûle le soleil et que la lune aussi

Je volerais fleur de vie
Pour ensorceler la nuit.
Pour disparaître et puis renaître.
A tes envies, à ton pari,
Ah que tu dis-tu ? Je ne t'entends plus.

Le froid s 'en est venu, laissant peser rafale.
Glace les vents et le présent me fait offrande.
Ah jolie fleur résiste encore,
Ne soit pas insolente devant tant de beauté – mon adoré.
A que dis-tu ? Je n'entends plus.

Je n'attendrai pas le moment,
Je choisirai quand il sera temps.
Jolie présage, âge dépassé,
Passer par l'orage sans passer par demain.
Quand diras-tu ? Si je me tue ?

Je préfères écouter le silence que de chanter sans vertu.
Ah quel dommage, si j'avais su,
je n'aurai pas posé mon cœur sur ta venu.

mercredi 30 octobre 2013

15 minutes de souvenirs,

La pluie, le café, le Kinder Bueno. Te rappelles-tu ?
Un an plus tard,
La pluie, toujours, le froid venant et l’envie de me réchauffer, une tisane organique et de nouveau la même question : Vais-je rentrer te visiter ?
Pas de spaghetti carbonara,
Pas de frustration,
Pas de Kinder Bueno,
Pas de réponse.

12 min encore à attendre. 5H48
Juste le présent, ne pas se projeter. Etre et vivre.
Mais je suis trop excitée.Tu stimules ma pensée.
Je n’arrive pas à te parler, en mots.
Depuis que nous nous sommes retrouvés, enfin.
Qu’est ce qui a changé ?
Qu’est ce que j’avais perdu ?
Qu’est ce que j’ai ouvert ?
Qu’est ce que j’avais fermé ?

Ce soir, 5H52. Départ prévu à 6 heures.
Je suis heureuse de te saluer, mon ami.


jeudi 6 juin 2013

Quand sonne la vie


A ta porte
Raison de croire qu’il en va ainsi.
Oh, quelle jolie rencontre.

Ce matin  sauvage et solitaire, je m’enfermais dans le tiroir du virtuel,
Quand soudain, il m’est apparu.

Tu m’as toujours dis de me méfier des inconnus,
Mais je le connaissais déjà depuis fort longtemps.
Alors je lui ai ouvert mon cœur.
Était-ce une erreur ?

Ah, comme il pleuvait dehors,
Mais, comme la lumière éclairait le chemin.
Je n’ai pas pris peur,
Pourtant lorsqu’il est parti,
J’ai vu que cette lueur n’était pas que le reflet de mon désir.

Ah, comme j’aurai aimé que tu m’en dises davantage.
Peu importe, le temps d’un instant je t’ai retrouvé.