jeudi 22 septembre 2011

La mine d'or de Val d'Or

Descendre sous terre et partager la passion de notre guide pour comprendre l'histoire de cette petite ville dur et froide d'apparence mais qui s'adoucit à la rencontre de ses habitants chaleureux. J'ai l'impression d'être revenu des années en arrière. Je m'imagine orpailleur à la conquête de ce métal si précieux qui aujourd'hui a retrouvé toute sa force dans ce contexte de crise économique. Quel drôle de monde... Les exploitations minières sont aujourd'hui à l'ordre du jour. Elles poussent de nouveau comme des champignons et continuent de détruire l'écosystème par le rejet de produits chimiques dans les lacs de l'Abitibi.

Le vestiaire 
téléphone de la salle à lunch
La pharmacie de la salle à lunch

notre guide
"Bourlamaque" premier village minier de Val d'Or en 1935



pharmacie authentique de l'époque dans  la maison témoin

Le refuge Pageau

Petit moment de bonheur que je souhaite partager avec toi.
Le refuge Pageau accueil des animaux blessés et orphelins dans le but de les réinsérer dans leur milieu naturel dès que possible. Certains ne pourront malheureusement pas retrouver la liberté du fait de leurs blessures ou d'autres trop apprivoisés resteront au refuge. Ce lieu est un petit havre d'amour...







lundi 19 septembre 2011

Dépaysement total

Je suis arrivée au  pays de la Chasse et de l'Or... Bienvenue en Abitibi-Témiscamingue.
Après avoir traversé la réserve faunique de la Vérendrye, route interminable qui longe des lacs gigantesques bordés d'arbres qui sont majoritairement des épineux, nous avons garé "Lourzazul" (eh oui mon petit van a trouvé son surnom suite à la rencontre de Lourzrouze; je te raconterai peut-être cette histoire plus tard). Donc j'ai parqué mon char au centre ville de Val d'Or qui se résume, à ma grande surprise, à la troisième avenue; soit une route garnie de bars, de snacks bars, de bars à danseuse, de bars autochtones et de bars à music country; non j'exagère un peu car il y a aussi une église en bois comme on les imagine dans les films américains et quelques magasins d'alimentation, vêtements et électroménagers. Je remarque également une boutique qui porte le nom de Chaman. Je peux aujourd'hui, après l'avoir visitée, dire qu'elle est un peu kitch; cependant j'ai trouvé deux trois bricoles qui me seront surement utiles pour la suite de mon voyage.
Nous dormons dans une charmante maison pavillonnaire où vive une agréable famille, composée de Sylvain, papa de trois enfants et de sa femme Lucie qui nous accueillent avec hospitalité. Sylvain a quitté les mines d'or, il y a maintenant quelques années, pour se spécialiser dans la construction de barrages hydrauliques. Une semaine sur deux, il quitte sa jolie maison, qu'il a fabriqué lui-même, pour se rendre en avion à 1000 km de là, près de Eastmain, une réserve autochtone de la Baie James. Lucie travaille à la commission des écoles scolaires de la province. Marianne, la plus jeune de la famille, âgée de 17 ans veut devenir infirmière. Antoine est à Montréal pour des études en génie civile. Et l'ainée, je ne m'en souviens plus. Sylvain prépare les premières chasses de la saison. Il nous a montré son trophée. Une photo de lui maitrisant fièrement un orignal mort, le seul qu'il a tué avec un arc et des flèches. "Maintenant nous utilisons les flèches et les natifs ont pris nos fusils" dit il, un sourire aux lèvre, avant de rajouter qu'il maitrise aussi très bien les armes à feu. Rencontre riche en apprentissages mais nous partirons demain vers de nouvelles aventures...

samedi 17 septembre 2011

Nature, nature au parc naturel du Mont Tremblant ...
















Ouhlalaaaa...

Ouhlalaaaa...
Pour la beaute du paysage, ces grands lacs transparents ornes de monts et merveilles aux premieres  couleurs de l'automne.
Ouhlalaaaa...
Pour ma  premiere rencontre avec un chevreuil et les outardes qui crient telles des chiots volants.
Ouhlalaaaa...
Pour le gout de cette tarte aux bleuets de chez Dauna et ce delicieux sirop d'erable sur les cereales du matin melanges aux cranneberges sechees recoltees dans le coin.
Ouhlalaaa...
Pour faire un clin d'oeil a Lena, mon compagnon de route, qui ne cesse de s emerveiller en repetant a longueur de journee ce ouhlalaaa symbolique de son extase pour la vie.

Message ecrit sur un clavier anglophone donc je suis desolee car il n y a pas d accent pour l instant.








mardi 13 septembre 2011

Voyager sous la pluie...

Salut,
Je t'écris du Mont Tremblant qui, comme son nom l'indique, a décidé de trembler aujourd'hui.
Comme cadeau d'arrivée, il nous offre la pluie et l'orage.
Et bien je m'en serai passée volontiers.
Je suis dans la bibliothèque du village.
Mon morale reste fixe mais la fatigue est bien présente.
La nuit a été difficile car nous avons, mon compagnon de voyage et moi...En effet j'ai oublié de te dire que je fais route avec une chouette nana qui se nomme Lena. Elle est allemande et parle bien français. Elle a aussi de long, très long cheveux blond souvent tressés. Je t'en reparlerai plus tard...Donc nous avons dormi sur un parking, au bord d'un magnifique lac, où se trouve quelques maisons écologiques. L'endroit était désert, pas un chat, rien alors nous nous sommes installées tout en sachant que le réveil pourrait être difficile.
Eh bien bilan de la nuit, levée à six du matin, suite au bonjour amical de la dame de l'accueil, qui nous signifie avec gentillesse que le camping-voiture est interdit et que comme cadeau de bienvenue nous n'aurons pas d'amende. Qu'ils sont sympa ces québécois!
Revenons à nos moutons, il pleut, il fait froid, il n'y a rien à faire à part visiter ce parc naturel qui semble magique mais pour le moment vraiment inaccessible; il n'y a pas un camping à moins de 35 dollars et nous ne savons pas où nous dormons ce soir car stationner la nuit pour dormir dans le van est interdit. Le camping sauvage semble également compliqué car toutes les entrées du parc sont payantes...
Je sais que tu ne vas pas me plaindre mais là, maintenant, je rêve de me retrouver au chaud dans un endroit familier, et si j'abuse un peu plus, je dirais même, sirotant "un vrai" café dans les bras de mon amoureux.

samedi 10 septembre 2011

Le grand jour est arrivé...

Vingt jours déjà que je suis là, à Montréal.
Que de chemins parcourus. Que de belles rencontres et surprises au détour des routes empruntées.
Je retiendrai l'exposition World Press Photo, le OUMF Festival et les Improbables, ma rencontre avec le Dalai Lama, les bouteilles de vin français à 18 dollars sans parler du prix du fromage, les longues démarches administratives et les réparations de mon van de dernières minutes à 400 dollars, la gentillesse des Montréalais, ma première rencontre avec un écureuil, cette belle soirée à la Mado et le show des drag queens, le Picnik électronik et danse avec la pluie, mes premières larmes pour mes premières galères, le festival des films du monde et son écran géant en plein air, la beauté du street art et ce doux sentiment de liberté dans cette ville cosmopolite où tout devient possible...
Je t'écris ces quelques mots rapidement dans la cuisine avant de prendre la route vers le nord du Québec.
Demain je pars direction le Mont Tremblant dans les Laurentides.
J'envisage de traverser quelques parcs naturels pour profiter des couleurs de l'Été Indien.
Ensuite je prends la route de l'Abitibi pour découvrir les mines d'or du Québec.
Là, les routes deviendront plus rares. Je prendrai l'unique chemin qui mène à la Baie James, la route qui croise les nombreuses réserves des premières nations. La nature sera reine. Surement que le contact avec toi sera plus difficile mais à mon retour je te raconterai mon périple, c'est promis.