dimanche 16 novembre 2014

A ta vue je m’envole, ébloui par ta lumière.
Tu me surprends à chaque nouvelle exploration de toi.
Beauté imprévisible, tu changes au gré de tes humeurs.
Prends et déverses la vie.
Colores le tableau infini de mes expressions humaines.
Tu veilles,
Sans interruption
Habites,
Phare devant l’immensité.
Ton corps ondule, voyage aux formes les plus abstraites
Et lorsque agenouillée je te remercie
Tu glisses à mon oreille, un doux je t’aime.






mardi 11 novembre 2014

Allo

Doux scintillant sensation veloutée
Noir design coloré,
Toucher tactile et silhouette attractive
Multifonction, doté de plusieurs options à tout faire : Contamination de l’eau aux déchets radioactifs, pêche à l’enfer dans les minerais de sang, travail des enfants, financement des guerres, entretien des paradis fiscaux…
Il est mignon ton compagnon.
Toujours allumé pour rester connecter à tous tes amis,
Il a cependant omis un oubli, l’inscription du nombre de femmes et d’hommes tués pour sa fabrication.
Mais tu ne peux rien faire et je te comprends
Tu ne peux plus vivre sans lui
Et EUX
Ils ne vivront plus désormais.

Oh faite quelle est ta marque préférée ?
Samsung est bien côté sur le marché du serial killer
Mais Nokia a un côté faux écolo plutôt rigolo
Ensuite tu peux te la jouer tchip version nouvelles marques chinoises qui sont davantage portées sur la pollution et les mineurs.
Alors ? Quelle est la nouvelle arme – A tuer – que tu vas acheter ?

jeudi 6 novembre 2014

Territoire

Je t'ai imaginé à maintes reprises au cours de mon voyage.
Maintenant, je te vois.
Je t'admires et te nettoies d'une angélique fumée,
Ancienne tradition partagée traversant mer et ciel pour bénir les merveilles du monde.

Je contemple ta beauté, tel un musée, je dévore chaque morceau de ma vie.
Je me fonds dans l'univers, un cocon bien mérité où enfin me ressourcer.
Tel un loup solitaire, je m'enveloppe de ton odeur, me réchauffe à ta chaleur.
Qu'il est bonheur de savourer le silence paisible éclairé par un fil lumineux,
Me rappelle que rien à cet instant ne peut m'arriver.
Je te salue pour cette chance. Honore ta présence.

En ces voiles de poème, princesse arc-en-ciel je deviens.
Pierres qui soignent et costume de guérisseur.
Cornes et bois flottés, guerrière de la nature.
Je tisse les fleurs de mes souvenirs pour tapis de joie,
Vole te retrouver.





mercredi 5 novembre 2014

Hopopop

Folie règne. Tu te réveilles dans un monde où la guerre inonde le rapport humain.

Tu dis ne pas avoir choisi, que tu n’as rien contre tes semblables, que tu n’es pas de nature à mépriser ton prochain même si parfois, enfin souvent, ton voisin tu lui dirais bien d’aller se faire …  empoisonner comme le chien d’à côté qui n’en finit plus d’aboyer à chaque éternuement de ton poisson chétif, malade d’attendre patiemment le changement devant ta nouvelle collection d’ écrans que tu affectionnes, tout particulièrement, au gré de la révolution technologique ; et la logique dans cette vie que tu pestes merdique, tu l’appliques à rechercher du  fric, mais il ne vient pas… alors tu rages ta colère sur le « ils » invisible, sur ce « ils » politique pathétique qui jongle au ping-pong  de la droite à la gauche, illusion d’optique ; « ils » est un leurre, une erreur créer de toute pièce par le système afin de te détourner de l’essentiel ; et toi tu attends de crever dans ton appartement miteux ou au mieux de te défigurer à lui plaire.

Tu ne comprends pas vraiment la cause de toute cette haine mais tu sais que la crise est présente et tu dois faire abstinence pour survivre… Dans ce merdier, la connerie est de mise ; tu dors dans un sommeil profond, manipulées par des émissions à la con et même si tu sais, si tu penses savoir, tu te sens inutile, impuissant alors tu dis que tu n’as pas le choix, que c’est chacun pour soi, que tu as la famille à nourrir – tes enfants, leur avenir, tu y penses, tu as peur en silence et tu pries parfois, lorsqu’à chaque fin de mois, tu pleures frustré, de ne pas pouvoir leur acheter le plaisir défendu, dernier cris entendu ; tu te demandes pourquoi la différence est immense, entre ces hosties d’bourgeois et toi ; « ils » ont fucké ton karma , volé ton enfance, enlevé tes croyances au temps où tu rêvais encore d’un chant des possibles.
Aie,  j’ai mal devant ton irréel.
Aie, le drame, ne vois-tu pas les merveilles qui habitent l’éternel.
Regarde – allume la lumière.
Descends donc sur la terre.
Apprends ; saisis le courage, ne fais pas de carnage mais revendique, je te promets que la vie est belle.
Tu t’apitoies sur le « ils », tu nourris ce discours enfermant qu’ils ont implanté dans ta tête au temps, comme tu dis, où tu croyais encore que tu pouvais avoir une vie digne d’ambition ; ta prison est un sort que tu as accepté en consommant le plaisir de l’enfer bon marché.
Aie, tu as mal mais tu te jettes aux ordures en acceptant de marcher sur la route qu’ils ont tracé.

Tu as le droit d’aimer et de te révolter contre la monarchie démocratique ; cette dictature de la terreur qui lie ta pensée à l’heure où tu lis ces lignes.
Je n’ai pas la solution mais je sais que l’union fait la force ; il parait que cette phrase maintes fois entendue a fait ses preuves.
Aujourd’hui il va falloir aller plus loin, dessiner un nouveau chemin ; le bonheur est présent. Il attend simplement que tu prennes liberté.
Peut-être vas-tu un peu t’égratigner, quitter quelques temps ton confort mais je t’assure qu’il n’y a aucun tort à se battre pour tous ces morts qui tombent pour de l’or jaune et noir, qui défilent sur des matières chiffrées déshumanisées.

Écoute le silence, écoute.
Maintenant, me vois-tu ?



samedi 1 novembre 2014

Rencontre volante sur fleur printanière

Libellule et papillon voyagent solitude
Pollen aux narines
Souvenir d’une joyeuse compagnie

Éléphante sensation de légèreté
Sans parler de l’odeur rhinocéros que dégage ce doux parfum

Te rappelles-tu le temps des girafles … ?
Les livres de contes et les histoires de grand-père où savanait la vie.

Ah si j’avais pu vivre aux pays des lions avant la grande extinction,
Je me serais faite royal pour aller chanter le cri du SOS

Un appel de détresse retentit dans le désert

Zébrante cette descente …

mercredi 22 octobre 2014

6 corps

Lorsque je m’anime de tes mains à mon corps
Si tôt l’invisible se dessine en accords
Danse la lumière sur nos âmes envoutées
Sonne le refrain du lalala enchanté.

Merci

Nuage de chaleur sur mon visage
Floraison de bonheur en ta présence
Tu unis à mon cœur les vibrations de ton amour
Je plane la beauté de tes couleurs
Émue par tant de charme
Je me fonds en toi
Naviguons ensemble dans le mandala de la vie
Tournoyons la lumière et mélangeons nos racines
D’arbres en arbres, que connexions vivent.


mandalas joelle BRUNET : l'arbre de vie
  
"Similar to energy, the soul is invisible. An infinite number of souls exist in the universe. In its pure form (a soul without attached karma particles), each soul possesses infinite knowledge, infinite perception, infinite energy and power, and unobstructed bliss." (from a Jain Sutra)