vendredi 1 juin 2012
mercredi 30 mai 2012
A l'autre bout...
Une heure trente en compagnie du
bleu et du jaune, sous le vrombissement continu du moteur.
Juste quelques singes maquillés batifolent
devant la caméra.
Amoureuse d’eux-mêmes,
Elles tournoient dans le désir de
la séduction.
Attirés avant tout par l’exploration
de leurs attributs sexuels,
Elles tournent le dos à la
contemplation.
Teintes pastelles et contours
voluptueux dessinent les collines boisées, voisines de l’océan.
Direction Victoria,
Cette traversée féerique porte
bien son nom.
Merci, je dois dire.
J’y suis.
Non / Oui
« Non, tu ne peux pas prendre une douche dans l’auberge de
jeunesse.
- Mais je peux vous déposer mon passeport si c’est au niveau de la
sécurité que cela bloque.
- Non désolée, nous ne proposons pas ce service mais tu peux aller à la Cristal pool. »
Une piscine ? Et pourquoi
pas ? C’est sûr, j’y avais déjà songé.
Mais je n’ai pas pris mon maillot
de bain.
Et je n’ai pas 40 dollars à
claquer pour en acheter un.
Oui mais j’ai vraiment envie de
me laver les cheveux. Ils sont gras et gras.
Ok, on y va et on verra bien sur
place. Au pire je vais devoir me doucher avec ma petite culotte rose.
[…]
Finalement sur la route, je suis de plus en plus enchantée
par l’idée de faire deux trois brasses dans l’eau. Je n’ai pas joué au poisson
depuis dix mois déjà.
Bon maintenant il ne me reste qu’à choper un maillot !
[…]
Le gars de l’accueil a été sympa.
Il m’a laissé fouiner dans les affaires oubliées. Une chance pour moi elles aient
été au préalable lavées !
J’ai trouvé l’unique maillot de
bain oublié.
De couleur noire, il date de l’an
avt J-C. Il est trop large mais trop petit en longueur.
Tant pis cela fera l’affaire pour
une heure. Corps serré mais esprit libéré…
Ah sinon, rigole, moi qui me
souciais de me laver en petite culotte. Ici, toutes les femmes se baladent à
poil.
Il y a uniquement un vestiaire
collectif pour se changer.
Ce n’est pas que je sois pudique
mais je préfère prendre l’option toilette pour enfiler ma nouvelle acquisition. Je ne
me sens pas tout à fait à l’aise, sûrement à cause de mon épilation de
voyageuse un peu précaire...
jeudi 24 mai 2012
Mr Noodles.
Eh bah c’est pas mauvais.
Je préfère Mr Noodles en pot. Il
y a trois petits pois et deux grains de maïs en plus et juste l’eau chaude
à ajouter. Pas besoin de casserole ni même de faire la vaisselle.
Ouai… En faite cela dépend si le
gars de la station service veut bien te servir une eau chaude !
Tout ça pour te dire que c’est
fini la nourriture Bio. En tout cas pour l’instant, excepté pour les fruits et
légumes, si j’en trouve !
J’ai quitté Nelson ce matin. Peu
de temps après, j’suis tombée sur un shop genre dollarama (tout à un euros pour
les français) qui va fermer pour liquidation. Là, j’ai acheté 10 sachets de Mr
Noodles à 1,50 dollars chaque, soit 15 dollars dix repas.
Ça me rassure un peu car niveau
tunes je commence à devenir serrée !
Certes, le vie dans un village
alternatif c’est bien l’éclate mais ça coûte des ronds, entre concerts, café
bio et huiles essentielles, sans parler des cristaux, perles et achat de
semences saines pour préparer l’avenir.
Bref, j’ai quitté Nelson et je
suis en train de faire mon deuil à l’instant où je t’écris sur le sable de la
plage d’un immense lac qui trempe gentiment les pieds d’une petite chaîne de
montagnes. Les corbeaux majestueux de British Columbia tournent autour de Mr
Noodles et les aboiements d’un chien au loin me rappellent que la nature est
apprivoisée, sans parler des pâtes ! Hihi.

Halte à Greenwood et achat de Mr Noodles
mardi 22 mai 2012
Au clair de Lune
Serais-je qui je suis ?
Ce soir,
Ou serais-je le Qi du être ?
Devenir,
Après ce temps à prendre,
Que j'ai pris,
Après tout ce passé,
La Raison
sonne
Muse et qualité
Vers le un de l’intérieur,
Sous un Rythme binaire familier,
Me serais je trouver ?
Ce reflet qui m’écho
Fusionne le miroir,
jeudi 17 mai 2012
The spring
Des bulles de bonheur sortent de
mes oreilles.
Mon cœur a pris la couleur du
soleil et mes pieds dansent aux rythmes des vibrations de la Terre.
Quel bonheur de respirer ce doux
parfum qui émane des couleurs de la vie.
Je m’enracine dans ce havre de
paix, sous le magnolia aux fleurs blanches rosées.
J’oublie quelques instants les
sensations de mon corps pour suivre le chant angélique des oiseaux.
Entre la symphonie des battements
d’ailes et eau de la fontaine, je ronronne…
Mes lèvres dessinent le sourire
du plaisir.
Je sens mon âme flottée au dessus
de ma peau chaude et humide dans cette légère brise printanière.
samedi 12 mai 2012
Se trouver là devant la Création
Émerveillée encore et encore par tant de beauté.
Seule devant cette immensité,
je me plais à imaginer tous ceux et toutes celles qui comme moi ont décidé de
croire et d’agir pour vivre dans cette réalité oubliée.
Entre l’envie de construire dès à
présent ce nouveau monde et la nécessité de revenir en ville pour participer à
la politique. Je suis prise entre deux temporalités. L’horloge s’est arrêtée
dès que je me suis mélangée au son de la nature. Pourtant, je ne peux me
résoudre à me déconnecter de la lutte urbaine. Je sens encore mon cœur trembler
devant cette rangée policière détruisant notre camp de base, expérience
alternative d’une démocratie réelle en mouvement. Panneaux, tentes, cuisine
collective ont disparu, mais cette force vibrante qui nous a tous surpris,
lorsque ensemble, nous posions les fondations d’un espace commun et vivant,
résonne encore en moi et m’appelle à poursuivre ce commencement.
Je voudrais leur dire de partir
de ces lieux sombres, gris et sans âme, où erre le profit d’un enrichissement
vide de sens nommé besoin, travail, argent, satisfaction et quête de soi.
Il me tarde le jour où je
pourrais moi aussi poser pierre sur
le bois d’une maison chaleureuse où l’amour partagé entre
insurgés de la Terre suffira à rendre
à l’eau sa couleur originelle.
Pour le moment je te glisserai
ces derniers mots, à la noirceur de la nuit qui m’appelle à rejoindre mes rêves
révolutionnaires.
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