vendredi 19 octobre 2012

La lumière

Nuit noire fraîchement rythmée aux sons électromagnétiques

J’appelle au cœur de ma paume,
Familière odeur d’épices sucrées.

Sous la lueur de ton ombre,
Je me métaphore.
Formes passagères fredonnent la légèreté.

Ciel à pied
Terre à tête
Je salive la faim,
Du musicien qui parle.
Par ton jeu perd à l’arme.
Je divague et réclame.

Impétueuse créature
Abonde tes molécules que je fonde
En corps à corps,
Vibratoire.

samedi 13 octobre 2012

Li. Compressée

Des fois tu te réveilles et tu as un roman de pensées dans ta tête.
Tu as vu défiler toute ta vie et tous tes rêves.
Lisa H. Journaliste romancière, en voyage perdu vers la profondeur de l'éveil.
Tu as l'idée de faire un récit sur Louis et sa sœur rigide, l'immensité du petit et sur le ...euh... Quoi encore déjà?
J'aimerais bien qu'une machine virtuelle tape les lignes qui défilent lors de mes nuits écrivaines;
sinon après elles se jettent dans mon subconscient et moi ça m'angoisse.


vendredi 12 octobre 2012

Berceuse automnale

Il fait froid le chauffage a lâché.

De la glace commence à teindre les carreaux de la cuisine.
Je regarde la nuit s’éteindre dans l’espoir de voir naître le soleil.
Les couvertures empilées sur mon corps me maintiennent éveillée.
Je me plonge dans un sommeil imaginé.
La lune me chantonne les notes d’une guitare que je n’ai plus.
Doucement je murmure, Loup m’entends-tu ?

Un apartheid

Elle en avait marre de ce vieux fauteuil blanc sali par la poussière.

Il lui fallait quelque chose de nouveau à la couleur vif.
Du sang neuf.
Tiens, se dit elle.
Et si je me tranchais les veines.




lundi 1 octobre 2012

Kinder Bueno et Expresso

Face à la vitre, j'observe les gouttes s'infiltrées dans la terre goudronnée de la Capitale.
Le vent bat son plein et marque l'avancée de l’automne vers un hiver qui s'annonce glacé.

Je laisse ma cure de désintoxication le temps de déguster cette fine gaufrette enrobée de chocolat et fondante par son fourrage noisette.
Je trempe, un à un, chaque succulent carrée dans mon expresso corsé à la française.
Je ne peux que penser à toi et à tous les souvenirs que nous avons partagé.

Vite, il me faut un papier, je ressens le besoin de t'écrire.
Je déniche, au fond de mon sac, l'addition de mes premières pattes carbonara du Québec pour te glisser ces quelques mots.Quatorze dollars sans les taxes pour un plat riquiqui et sans jaune d'oeuf. C'est mieux que rien mais ce n'est pas suffisant. Je recherche toujours un plus de ta saveur.

Aujourd'hui c'est décidé, je te rendrai visite en Décembre.
Je donnerai cher pour te retrouver.
Ma place d'immigré "sans papier" commence à me peser et les plantes sacrées ne peuvent rien y changer.

samedi 18 août 2012

Toujours une histoire de lit.


Le sommeil ne vient pas.
Trop de café je pense.
Le voisin d’en bas grattouille encore sa guitare.
Je lui volerais bien.

Mon deuxième film de la soirée est terminé.
Ne sachant pas quoi faire j’ai décidé de t’écrire.
En ce moment je te cache pas mal de chose j’ai l’impression.
De toute  façon je ne sais même pas si tu me lis.
J’ai deux trois textes que je ne t’ai pas montré.
Peut être qu’un jour tu pourras les découvrir dans les récits de Lisa.
J’aimerais bien publier un petit bouquin un de ces jours.
Un nouveau rêve. Rien n’est perdu.
Il paraît que si on continue de croire, il y a de la vie et alors de l’espoir.
Mais ça tu l’as déjà entendu.
Cela me rappelle une chanson que j’ai écrite il y a bien longtemps.
« Je fais des bulles avec ma bouches.
 Je tourne en rond. Je tourne en rond. »
A l’époque j’habitais dans un minuscule appartement aux murs de papiers.
Tous les soirs j’entendais les voisins du dessus chahutaient et cela m’empêchaient de dormir.
Finalement j’ai déménagé mais pour d’autres raisons.




vendredi 13 juillet 2012

La fin de la traversée ou le début d'une prochaine faim...

Arrivée au bout du bout,
De l'autre côté,
Face à l'océan pacifique,
Je regarde au loin et je me vois.
Il y a un an à regarder l’océan atlantique,
De l'autre coté du bout du bout.

Et finalement je me dis,
Que je peux faire le tour de moi-même.
Que la boucle est bouclée.

Alors, je décide de tourner,
Tourner jusqu'à m'étourdir sur cette plage au sable blanc.
A ne plus savoir où est le nord du sud ni l'est de l'ouest.

Cela me fait sourire,
Sourire de danser sur un pied, plus sur deux au milieu des immenses étoiles de mer, rouges, oranges et violettes.

Mais que vais-je faire maintenant?

Je vais faire demi tour.

Je vais porter ma carapace chargée de souvenirs et de pierres précieuses et partager les fruits de ma récolte.


Mais qu'il me tarde de prendre racine, de planter toutes ces nouvelles semences, encore inconnues il y a peu de temps.
Et la route est encore longue pour rentrer là où je ne sais.


Je n 'ai pas la patience d'attendre et de trouver Terre pour m'implanter.

Je décide soudainement d'avaler quelques graines trainant dans ma poche, récoltées lors de mes dernières aventures.
Quelques gouttes d'eau salé, un filet d'air parfumé, un bout d'écorce pour dessiner et un peu menthe à faire sécher.
Quelques secondes pour s'opérer.
La transformation a commencé.

C'est décidé.
Je repars pour un tour...