lundi 13 octobre 2014

Défaillance moderne

Je remercie la persistance des allumettes lorsque j’essaie de t’appeler d’une cabine téléphonique.
Soudain, je me rappelle que papillon vole et tortue sans terre.

 


Aïe Aïe Aïe, je m’endors.

Toi la soucoupe de l’hémicycle
Je t’imagine vibrante, nous flasher d’une énergie tonique comme dans une pub délirante.
Allez, tout le monde debout et danse danse sur une musique bonne.

Boum, je retombe dans un sommeil paradoxal.
Serais-tu finalement un vaisseau spatial qui scanne nos moindres gestes et pompe notre vitalité ?
Par tes yeux invisibles injecte ta lumière artificielle dans notre être.

Abracadabra, je cherche une porte de sortie;
En un claquement de cliquetis, je traverse la fenêtre qui me ramène au réel du toboggan arc-en-ciel.


Tu marches

Pas à pas,
Enfantes le souffle de l’innocence;
Sans prétention tu avances
Sans souvenir tu recules.
Agile, tu cherches mais tu ne trouves pas
Encore.

Clarifie tes mémoires et abandonne-toi à l’éternel présent.
Croire que la vie est un miroir d’espoir ne te mènera qu’à vivre le reflet de ton ombre.
Certitude et profonde gratitude à l’amour ouvrira la porte.

Le mystère chante les louanges de ton cœur et la clef attend d’être tourné.

Habite ton corps
Libère ton esprit
Et vague à l’âme…

lundi 6 octobre 2014

Intrusive émergence

Sourit au silence
Anime la passion sauvage et délicate sensation d’une prise intemporelle

Appel mes pieds à la permanence du mouvement
Offrande de vibration et floraison de matière dansante
Au rythme de ta présence
J’en oublie ta mortalité

Lorsque brusquement ton cœur arrête de battre
Mon corps s’écroule sous le poids de ton absence
Brise le temps venu du repos sonore

Au lever de midi sous la chaleur de la nuit
Je ne peux me résoudre à cette obscurité

lundi 29 septembre 2014

Dépendance

Mot compte double
Le flot coule.
Désarme ton impatience
Tu te noies dans l’ignorance d’une passion ravageuse
Sans silence.
Tu brises l’équilibre
La sagesse qui te guide.
Toi-même.
N’attend rien de personne
Mais aime.
Envol la semence
Que graine.
Répande la guidance et plane, en l’absence de tes chaines
Cet amour déchainé
Où habite Liberté.


mercredi 24 septembre 2014

Une nuit, une forêt et du bruit

Le grincement de l’atmosphère
Te fais plonger dans les abîmes du souvenir.

Court-circuité par ta mémoire
L’issue invisible berce à ton âme
Une trace d’espoir
Lorsque la poudre glisse dans un flot musical
Le labyrinthe s’illumine
D’une tendre mélancolie.

Et dans ce chemin mainte fois souillé
Tu te laisses transporter par la résonance de la Terre sous tes pieds.

Empreinte
Empruntez
Les limites de ton corps te donnent la nausée
Et tu redemandes encore et encore
Cette lumière passagère qui a une époque trop lointaine, déjà, te portait vers
Un je ne sais quoi
Un je ne saurais jamais, je crois.